Les ombres conventionnelles

Les deux images ci-dessous montrent la Nouvelle galerie d’art moderne de Berlin, construite en 1968.
Architecte L.Mies Van Der Rohe.

L’image du haut est une simple représentation ombragée en axonométrie.
L’image du bas est identique, mais il y a en plus le tracé des ombres portées, ce qui offre une meilleure lecture de la volumétrie du bâtiment.
L’ombre est dite conventionnelle lorsque le vecteur de lumière est donné arbitrairement. 
L’ombre est dite naturelle lorsque le vecteur de lumière est donné par la position du soleil (Lieu, orientation, date, heure). Ceci est donné par l’héliodon, dont chaque logiciel de CAO destiné à l’architecture est équipé.
(voir le logo animé selon le parcours du soleil aux équinoxes)

Le tracé des ombres est encore plus significatif lorsque le dessin est représenté au trait et en projections orthogonales. On peut comparer les 2 élévations, avec (en haut) et sans (en bas) le tracé des ombres. Rl1 et Rl2 sont les projections du vecteur de lumière Rl

Autre exemple Le Sri Yantra, sans ombre à gauche et avec ombres à droite.
Voir aussi Construction du Sri Yantra

Et voici une animation montrant les opérations du tracé des ombres conventionnelles.


Poème

L’ombre du saint

Un saint apparent porte une ombre.
Ce n’est pas à l’ombre du saint
qu’on peut reconnaître
qu’il est saint
tout au plus qu’il est homme
ne diffère guère de celle
d’un vaurien.

 A l’ombre d’un saint
se croire saint en somme
est doux comme un somme
mais ne vaut rien.

 Peut-être qu’un vrai saint
sans ombre à son coeur,
comme à l’entier
de son être
d’ailleurs,
transparent
comme la lueur
ne saurait interrompre
les rayons de lumière
ni obscurcir d’ombre
les couleurs.